21 septembre 2008
De Villevallier sur l'Yonne vers la bière Belge
Le chargement sur l'Yonne n'est pas un silo. On apporte une sauterelle en bordure de route et les camions viennent vider.
Nous transportons de l'orge vers une malterie à Ghlin en Belgique.
Pour faire 100 l de bière, il faut 11 kg de malt ( qui est de l'orge germé), et il faut 14 kg d'orge pour faire ces 11kg.
Toujours dans nos calculs, nous réalisons que nos 264 tonnes donneront 1885714 litres de bière ou 5,657 millions de cannettes de 33 cl
Auxerre
Superbe ville, riche en églises et monuments, port vivant sur l'Yonne
Bien sûr, nous commençons par l'anciens quartier des mariniers

A
partir du XIIème siècle, le trafic fluvial auxerrois était localisé
principalement rive gauche. Le quartier de la Marine (de la rue de la
Marine jusqu'à l'église Saint-Germain) était une place forte du
commerce fluvial à Auxerre. Jusqu'au XIXème siècle, la plupart de ses
habitants exerçaient un métier en rapport avec l'eau : marinier,
tanneur, négociants par voie d'eau...
La marine était un port
très actif pour le transit et l'embarquement des productions locales,
plus particulièrement les bois de chauffage et le vin. Les
propriétaires auxerrois (mariniers ou non) possédaient des vignes et
stockaient leur marchandise dans ce quartier. Elles étaient ensuite
acheminées par voie d'eau vers Paris pour être consommées ou vendues.
Les
coches d'eau avaient pour habitude d'amarrer face à Saint-Nicolas, le
saint patron des mariniers. Ces bateaux en bois étaient découverts, avec un
fond plat qui pouvait contenir des centaines de barriques de vin.
on retrouve un autre st nicolas, plus ancien
l'abbaye st Germain et la salle du chapitre, où Gil se sent l'âme d'un prédicateur
Auxerre est aussi la ville de la poétesse Marie Noel
De son vrai nom Guillaume Joseph Roussel, il fut surnommé Cadet parce
qu’il était le cadet de la famille. Né en 1743 dans le Doubs, il
s’installe à Auxerre en 1763. Il se place d’abord à Auxerre comme
domestique et laquais puis devient clerc d’huissier. Il rachète une
charge et devient lui-même huissier. Cette fonction et ses nombreuses
excentricités le font connaître des Auxerrois. A l’occasion de la
Révolution, il devient Jacobin.
Un de ses ennemis politiques, le chevalier Chenu de Souchet,
compose alors la célèbre chanson pour se moquer de lui. Cette chanson
est adoptée comme chanson de marche par les soldats de la Révolution en
1792 et c’est ainsi que la chanson s’est répandue dans toute la France
au même titre que la Marseillaise, bien qu’elle ne fut pas du tout
guerrière.
L'Yonne

après le déchargement de sable, la cale doit être propre pour les céréales. Voici la tendance cale automne hiver 2009
Jocelyne diplômée d'histoire de l'art, nous prépare une visite à Auxerre, car nous disposons avant le chargement d'une demi journée libre
nous croisons nos amis du Picaro qui remontent vers la Hollande
L'Yonne est une belle rivière


ici, à Villeneuve sur Yonne, où l'on peut voir des barres de fer, sur la tour, pour limiter l'usure dûe au frottement des cordes sur le chemin de halage.
En revanche, les écluses sur l'Yonne, sont très désagréables, les bajoyers sont en pente, et il faut rester au milieu lorsque l'eau descend si on ne veut pas s'échouer. En montant les éclusiers sympa viennent nous prendre les cordes
Un bon point pour les amarrages, que l'on aimerait voir devant les écluses sur les petits canaux 
12 mai 2007
Déchargement à Sens
Nous profitons du 8 mai pour ballader dans la capitale de la Senonie selon Cesar, jolie ville sur l'Yonne
Le trafic fluvial est entretenu sur l'Yonne par les bateaux sabliers et les bateaux qui chargent dans les differents silos des céréales à livrer en Belgique ou Pays bas.
Les éclusiers déplorent la baisse de trafic depuis quelques temps
Les écluses sont très déroutantes, car les bajoyers sont en pente, montant on est très loin des bollards et avalant on doit faire attention à rester au milieu pour ne pas s'échouer,
je sais, une fois c'est amusant, mais en baissant l'avant est resté posé sur une pierre au lieu de glisser le long de la pente et nous commencions à pencher. Heureusement l'éclusier a remonté le niveau.
Nous avons eu l'opportunité de livrer des engrais au silo de Sens , car les entreprises d'engrais de la région ont fermé.
Les coopératives agricoles s'approvisionnent donc directement aux Pays bas notamment où se trouvent des grossistes et ils font eux mêmes leurs mélanges après analyse des terres

Le silo se trouve près du centre ville, nous avons pu admirer la cathédrale st Etienne

De retour sur l'Yonne, nous croisons un chantier cimetière de bateaux . Cest émouvant d'imaginer la vie qu'ils ont pu avoir avant le "déchirage"



















































